samedi 6 novembre 2010

A qui appartient l'Arctique ?




Tout d’abord, l’Arctique est le premier théâtre du réchauffement climatique. La fonte de la banquise permanente, en superficie
(de 7,5 à 4,4 millions de km² entre 1979 et 2007) et en épaisseur (diminution de 40% de l’épaisseur de la glace), reflète l’état de réchauffement de la planète, et fait l’objet de nombreux projets de recherches de la part de scientifiques du monde entier. Les implications de la fonte de la banquise sont graves. Trois effets d’emballement rendent en effet le réchauffement de l’Arctique particulièrement inquiétant.

Premièrement, alors que la glace renvoie 90% de la lumière qu’elle reçoit, l’océan en absorbe 80%. À la baisse de la réverbération s’ajoute le problème de la libération dans l’air du méthane contenu dans les glaces du permafrost ne fait qu’accentuer l’effet de serre. Enfin, l’eau douce déversée dans l’océan ayant une densité plus faible que l’eau de mer salée va modifier les courants marins qui reposent majoritairement sur ces différences de densité, menaçant plus particulièrement les courants du Labrador et le Gulf Stream. La diminution de la surface couverte par la banquise n’entraînera donc qu’un réchauffement supplémentaire de l’océan.

La question de la fonte de la banquise est donc cruciale dans la lutte contre le réchauffement climatique.


De plus, la disparition de la banquise permanente conduirait à la modification voire la destruction d’un écosystème tout entier, dont l’animal caractéristique est l’ours blanc. De plus, l’eau et l’air se réchauffant, des espèces de poissons et d’oiseaux vivant habituellement dans l’Atlantique Nord migrent déjà vers le pôle. Les poissons ne seront pas les seuls à migrer, puisque les flottes de pêche remonteront aussi vers le Grand Nord. Une augmentation du trafic maritime est donc prévisible, d’autant plus que la navigation sera rendue plus facile et plus économique suite à la libération des voies maritimes des glaces. Le risque de pollution et de catastrophe écologique ne doit pas être sous-estimé non plus, et ce d’autant plus que l’écosystème polaire est très fragile et donc très sensible à la pollution.

Pour en savoir plus

http://ionesco.sciences-po.fr/scube2009/arctique/Intro.html


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